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jan 02, 2008
Toute la CAN en Chiffres
Voici les statistiques publiées par la CAF à l'issue de la compétition biennale:
* Sixième consécration pour l'Egypte (1957, 1959, 1986, 1998, 2006 et 2008) contre quatre victoires pour le Cameroun et le Ghana.
* 99 buts ont été inscrits, ce qui représente un record de buts marqués en une phase finale de la compétition.
* L'taquant camerounais, Samuel Eto'o, a remporté le trophée de meilleur buteur avec cinq réalisations, devenant ainsi le meilleur buteur de la CAN de tous les temps, avec 16 buts, en battant le record détenu depuis 1980 par l'Ivoirien Laurent Pokou.
* Le défenseur et capitaine du Cameroun, Rigobert Song, est entré dans l'histoire en disputant son 33ème match de phase finale de Coupe d'Afrique des nations depuis ses débuts, en 1996.
* 100 cartons jaunes ont été distribués au cours des 32 rencontres de la compétition, tandis que seuls trois joueurs ont obtenus des cartons rouges, à savoir Pascal Feindouno (Guinée), John Mensah (Ghana) et Andre Bikey (Cameroun).
Classement final des équipes:
1ère Egypte
2ème Cameroun
3ème Ghana
4ème Côte d'Ivoire
5ème Tunisie
6ème Angola
7ème Nigeria
8ème Guinée
9ème Zambie
10ème Mali
11ème Maroc
12ème Sénégal
13ème Afrique du Sud
14ème Namibie
15ème Bénin
16ème Soudan
Classement des équipes par buts:
1er Côte d'Ivoire: 16 buts
2ème Egypte: 15 buts
3ème Cameroun: 14 buts
4ème Ghana: 11 buts
5ème-ex Maroc: 7 buts
5ème-ex Tunisie: 7 buts
7ème-ex Angola: 5 buts
7ème-ex Guinée: 5 buts
7ème-ex Zambie: 5 buts
10ème Sénégal: 4 buts
11ème-ex Afrique du Sud: 3 buts
11ème-ex Nigeria: 3 buts
13ème Namibie: 2 buts
14ème Bénin: 1 but
14ème-ex Mali: 1 but
16ème Soudan: 0 but.
Total des buts inscrits:
Finale: 1 but Demi-finales: 6 buts Match pour la troisième place: 6 buts.
Buts inscrits par lors de matches de groupe
Groupe A : 19 buts Groupe B : 12 buts Groupe C : 23 buts Groupe D : 16 buts
Total: 99 buts pour une moyenne de 3 buts par match.
Buts marqués lors des cinq précédentes éditions:
1998 : 93 buts (72 buts au cours des matches de groupe) 2000 : 73 buts (52 buts au cours des matches de groupe) 2002 : 49 buts (35 buts au cours des matches de groupe) 2004 : 88 buts (65 buts au cours des matches de groupe) 2006 : 72 buts (47 buts au cours des matches de groupe)
11 penalties ont été sifflés et tous transformés:
Cameroun: 3 (buteur: Samuel Eto'o) Egypte: 3 (buteur: Hosny Abd Rabou) Ghana: 1 (buteur: Asamoah Gyan) Guinée: 1 (Pascal Feindouno) Mali: 1 (buteur: Frédéric Kanouté) Maroc: 1 (buteur: Tarik Sektioui) Nigeria: 1 (buteur: Yakubu Aiyegbeni).
Classement des buteurs:
1er Samuel Eto'o (Cameroun): 8 buts.
2ème-ex Manucho (Angola), Hosni Abd Rabou, Mohamed Aboutreika, Amr Zaky (Egypte): 4 buts.
3ème-ex Didier Drogba, Salomon Kalou, Boubacar Sanogo (Côte d'Ivoire), Junior Agogo, Sulley Ali Muntari (Ghana), Soufiane Alloudi (Maroc): 3 buts.
4ème-ex: Elrio van Heerden (Afrique du Sud), Joseph Désiré Job, Stéphane Mbia, Geremi Njitap (Cameroun), Kader Keita (Côte d'Ivoire), Mohamed Abdullah Zidan (Egypte), Michael Essien (Ghana), Pascal Feindouno (Guinée), Brian Brendell (Namibie), Yakubu Aiyegbeni (Nigeria), Chaouki Ben Saada, Santos (Tunisie), Christopher Katongo (Zambie): 2 buts.
5ème-ex Katlego Mphela (Afrique du Sud), Flavio (Angola), Razack Omotoyossi (Bénin), Achille Emana, Alain Nkong (Cameroun), Aruna Dindane, Bakari Koné, Yaya Touré, Marc Zoro (Côte d'Ivoire), Ahmed Fathy (Egypte), Haminu Draman, Asamoah Gyan, Quincy Owusu-Abeyie (Ghana), Ismaël Bangoura, Oumar Kalabane, Souleymane Youla (Guinée), Frédéric Kanouté (Mali), Hicham Aboucherouane, Abdeslam Ouaddou, Tarik Sektioui, Moncef Zerka (Maroc), John Mikel Obi (Nigeria), Henri Camara, Abdoulaye Diagne Faye, Diomansy Kamara, Moustapha Bayal Sall (Sénégal), Yacine Chikhaoui, Issam Jemaâ, Mejdi Traoui (Tunisie), James Chamanga, Felix Katongo, Jacob Mulenga (Zambie) Mohamed Al Khider (Soudan, contre son camp). 1 but
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L ARBITRAGE
L’arbitrage a été à la hauteur de l’événement durant la CAN 2008, estime-t-on dans les milieux footbalistiques.
Loin des feux de la rampe, l’arbitrage s’est particulièrement illustré lors de la CAN 2008, relèvent les mêmes experts selon lesquels «il n’y a pas eu de fautes graves, ou des contestations des staffs techniques».
«Les chevaliers du sifflet ont admirablement géré les rencontres de la Coupe d’Afrique des Nations qui s’est terminée en apothéose», souligne-t-on.
Le président de la Commission des arbitres de la CAF, Amado Diakite a estimé que «le bon comportement des arbitres durant toute la phase finale (de la CAN) est le résultat de l’application depuis deux ans d’un nouveau plan programme de développement».
«Depuis deux ans, la CAF a mis en place un programme pour le développement de l’arbitrage que le Comité exécutif a accepté et que nous avons mis en pratique», a-t-il déclaré juste à l’issue de la finale Egypte-Cameroun dimanche à Accra.
«Je dois dire que cette CAN a montré que les efforts de développement entrepris n’étaient pas inutiles, et jusqu’à la fin du tournoi, l’arbitrage n’a pas été déterminant sur le déroulement ou le résultat d’un match», a-t-il ajouté.
Pour le président de la CAF, Issa Hayatou «l’arbitrage a souvent été, en Afrique, un sujet qui fâche. Tel ne semble plus le cas, du moins lors de la CAN 2008 au Ghana».
«Si nous avons assisté à une belle CAN, nous le leur (les arbitres) devons aussi. Il est injuste de passer son temps à critiquer les arbitres africains. Eux aussi ont considérablement amélioré leur qualité de jeu», a-t-il précisé.
100 cartons jaunes et 3 rouges ont été distribués lors de la CAN 2008, note-t-on. L’Egypte (championne d’Afrique) avec 10 cartons jaunes occupe la tête du classement en matière de sanction. Elle est suivie du Sénégal (9 cartons jaunes).
En revanche l’Afrique du Sud est l’équipe la plus fair-play avec 3 cartons seulement. Les sélections du Cameroun, de la Guinée et du Ghana ont été les seules à écoper de cartons rouges, avec une expulsion pour chacune d’elles.
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DU SPECTACLE ET DES RATES
Si Rigobert Song s’était racheté de son erreur sur le but égyptien en cadrant sa tête dans les derniers instants de la finale, il aurait signé le 100ème but de la CAN ghanéenne, la plus prolifique de l’histoire en chiffres bruts. La moyenne de buts (3,1 par match) est également la plus élevée depuis la CAN-1976, époque d’un football bien moins verrouillé qu’aujourd’hui.
Quelques beaux buts ont d’ailleurs récompensé l’audace des frappeurs, comme l’Angolais Manucho et son but de 30 m contre l’Egypte (1-2) ou la lucarne de Mohamed Zidan contre le Cameroun au début de la CAN, élu plus beau but du tournoi, ou l’insolence des dribbleurs, à l’image de celui de Salomon Kalou contre la défense nigériane (1-0, 1er tour).
Les Africains jouent souvent un football plus fantaisiste en sélection qu’en club, comme Pascal Feindouno, plus dribbleur et allumeur avec la Guinée qu’avec Saint-Etienne. En Coupe d’Afrique, les foules saluent bruyamment les “gris-gris” des solistes du dribble et les joueurs savent comment les régaler.
Ils l’osent beaucoup plus rarement dans le football très discipliné d’Europe.
Le Camerounais Geremi Njitap, qui participait à sa sixième CAN, a jugé que l’édition 2008 était “une des plus belles, comparée à mes premières, ce qui signifie que le niveau augmente. Des joueurs de très haut niveau y ont participé, qui jouent dans les plus grands clubs du monde et qui sont très impliqués en Afrique”.
Mais certains scores doivent pourtant plus à la faiblesse des défenses qu’à telle ou telle école de jeu offensif. La Zambie a donné trois buts au Cameroun, contribuant largement à sa large défaite (5-1).
Les rencontres débridées et leur avalanche de buts n’ont pas réussi à masquer le niveau technique par moments très médiocre constaté lors de cette CAN. Passes manquées, contrôles approximatifs, tirs dévissés: l’amateur de football n’a pas été totalement gâté tout au long de la compétition.
L’état déplorable de certaines pelouses (le “champ de patates” du stade d’Accra en particulier) a été pointé du doigt, notamment par le sélectionneur du pays hôte, Claude Leroy.
D’autres comme l’entraîneur du Cameroun, Otto Pfister, ont mis en avant des préparations tronquées par l’arrivée tardive de leurs vedettes dispersées aux quatre coins de l’Europe. Samuel Eto’o, l’attaquant du FC Barcelone, n’a ainsi rejoint les Lions indomptables qu’une semaine avant le début de la CAN juste après un match de Liga contre Murcie, le 12 janvier.
Les clubs ont en général rechigné jusqu’au bout à libérer leurs joueurs au-delà de 14 jours précédant le premier match du tournoi, le délai minimum prévu par le règlement de la Fédération internationale de football (Fifa).
L’Egypte, victorieuse pour la deuxième fois d’affilée avec un groupe composé de joueurs évoluant essentiellement dans le championnat local, en est le contre-exemple parfait et souligne la nécessité pour l’Afrique de se doter de compétitions nationales structurées.
L’écart abyssal entre les grandes nations et les plus petites (exemple: Bénin, Soudan) peut également expliquer les scores fleuves enregistrés dans les enceintes ghanéennes.
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